18/03/2015

 

Cap sur le siège de Nissan West Europe où m'attend l'Infiniti Q50S dans sa version hybride. Quel rapport entre les deux ? Et bien, à l'image de Toyota et Lexus, la division haut de gamme chez Nissan s'appelle Infiniti. Encore anecdotique en 2014, les ventes en 2015 devraient logiquement croître de façon importante et ce, pour différentes raisons que nous allons voir (motorisations et modèles).

 



 

Ce que l'on remarque d'emblée lorsque l'on aperçoit pour la première le Q50, c'est le design. Il tranche nettement avec ce que l'on a l'habitude de voir, à savoir Audi A4 ou encore BMW Série 3. Ici, les lignes sont plus tendues, la calandre à double arche en 3D ultra-agressive, les feux avant en forme de croissants, bref elle attire clairement l'oeil. Le pare-choc sport, les jantes aluminium 19" à 5 branches ou encore la double sortie d'échappement chromé accentue une nouvelle fois s'il le fallait ce côté sportif.

 


 

Ce n'est pas n'importe quelle version du Q50 qui est à l'essai puisqu'il s'agit de la plus puissante de la gamme qui ne développe pas moins de 364ch et c'est une hybride ! Il existe également une version 2.0L turbo ainsi qu'un 2.2 diesel, histoire de combler un marché européen mazouté au possible.

 

Un moteur de Nissan 370Z auquel on ajoute un moteur électrique et voilà donc ses 364 chevaux ! C'est très silencieux notamment en mode éco, par contre, lorsque l'on active le mode sport et que l'on sollicite le pied droit, là c'est un autre registre. Plus sympathique pour les oreilles et pour les sensations. Ce moteur est associé à une boîte automatique séquentielle à 7 rapports avec palettes au volant (en magnésium) qui abat le 0 à 100km/h en à peine plus de cinq secondes. Quand on voit le poids de la bête, c'est plus qu'honorable ! La consommation sur autoroute avec 4 personnes à bord et en sachant que le coffre est plein de bagages s'établie à 7,6L/100, ce qui n'est vraiment pas mal ! Pour conclure la partie moteur, il s'agit de la version hybride avec les 4 roues motrices équipée du Start&Stop.

 

Un moteur puissant c'est très bien mais qu'en est-il de l'intérieur ?

 


 

La première chose qui vient à l'esprit lorsque l'on ouvre la portière pour la première fois c'est que cela respire la qualité. La finition, l'assemblage ou encore le choix des matériaux n'y est pas étranger.

 

Les sièges sport en cuir, chauffants, électriques avec réglages lombaires confirment ma première impression.

 

Je mets le moteur en route et c'est le silence absolu, l'électrique remplissant son rôle à merveille. C'est idéal pour mettre à l'épreuve mes tympans avec le système audio signé BOSE qui dispose de pas moins de 14 haut-parleurs au sein de l'habitacle, bref j'ai déjà vu pire comme son.

 

Ce qui est déconcertant au premier abord, c'est le double écran tactile, un de 8 et l'autre de 7" qui s'avère au final très pratique. Lorsque l'on recherche une adresse par exemple, le GPS ne perd rien en terme de taille d'affichage puisque la recherche se fait sur l'écran inférieur et l'affichage sur celui supérieur.

 

Sur cet écran, on retrouve également la vue de la caméra de recul mais également la caméra à vision panoramique à 360°, très pratique surtout lors de manoeuvres dans un espace restreint, tel un parking souterrain.

 


 

Et en conduite ?

 

La direction est personnalisable, c'est-à-dire que l'on peut choisir la force et la réponse de la direction. La force peut-être "fort, standard ou léger", quand à la réponse, "rapide, standard ou souple". Mais à quoi cela sert concrètement ? La direction adaptative transfère électroniquement les impulsions du volant aux roues arrières où un moteur électrique à réaction immédiate pilote la crémaillère. Cela élimine les pertes mécaniques donc la direction est plus précise et il n'y a plus de vibrations au volant. Assez surprenant au départ, j'ai eu du mal à m'en passer lors des essais suivants.

 


 

Au chapitre technologie, j'ai noté le contrôle actif de sortie de voie. Il s'agit d'un système qui, grâce à une caméra détecte la voie sur laquelle vous roulez et aimante, maintient le Q50 sur cette voie. C'est donc un système plus évolué que le simple avertisseur de franchissement de ligne.

 

Autre technologie, le bouclier de sécurité qui réagit en fonction de la distance et de la vitesse du véhicule qui précède mais aussi en fonction du véhicule devant celui-ci. Si en enfant traverse et que vous ne l'avez pas vu, pas trop de crainte à avoir puisque le véhicule s'immobilise tout seul car il détecte les objets en mouvement à l'arrière. Il s'agit ici du système prédictif d'alerte de collision avant/arrière.

 

Enfin, on retrouve également l'aide au contrôle de la vitesse, le régulateur de vitesse intelligent et le BLIS (ou alerte d'angle mort).

 

Et à l'arrière ? Et bien, on y est très bien installés. Petit plus concernant la ventilation puisqu'en plus d'être en dessous de l'accoudoir central, il y a des ouïes de ventilation de part et d'autre de la banquette arrière.

 


 

Le coffre de ce Q50S hybride est naturellement plus restreint que les autres versions (400 litres), batteries obligent.

 


 

Démarrant à 33.400€, la version hybride toute équipée est affichée dans cette configuration à 63.130€. En résumé, j'ai trouvé ce Q50S hybride très sympa comme voiture avec de belles lignes, un moteur performant et des technologies qui font la différence. En revanche, la carrosserie est surexposée et la direction ne plaira pas à tout le monde.



Merci au domaine de Volkrange pour son accueil et bien entendu Infiniti France pour le prêt du véhicule.